Perspectives d’AllianzGI pour le 4e trimestre 2026

Allianz Global Investors (AllianzGI) estime que l’économie mondiale aborde le dernier trimestre 2026 avec un nouvel élan, soutenu par une croissance résiliente, une amélioration de la confiance des entreprises et des investissements soutenus de la part des sociétés.

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Michael Heldmann, CIO Equity


Bien que l’inflation reste supérieure aux objectifs des banques centrales et que les risques géopolitiques continuent d’imposer la prudence, le contexte général reste favorable aux investisseurs désireux de rester sélectifs et diversifiés.

Après un ralentissement en milieu d’année, les indicateurs économiques laissent entrevoir une fin d’année plus dynamique pour l’économie mondiale. Les États-Unis semblent prêts à renouer avec la croissance à partir d’une base solide, l’Europe continue de dépasser les attentes et la Chine pourrait rebondir. Parallèlement, les bons résultats des entreprises, notamment celles liées à l’intelligence artificielle, à l’électrification et aux investissements dans les infrastructures, continuent de soutenir les fondamentaux du marché.

L’inflation reste le principal défi pour les décideurs politiques. Bien que les pressions sur les prix se soient atténuées par rapport à leurs niveaux maximaux, l’inflation liée à l’énergie et la demande résiliente laissent présager que l’inflation restera supérieure à l’objectif dans la plupart des marchés développés. Les marchés du travail s’affaiblissent progressivement mais restent globalement sains, ce qui contribue à soutenir la consommation et l’activité économique. Les investisseurs doivent également rester attentifs aux tensions géopolitiques, à la volatilité des marchés de l’énergie, aux questions relatives à l’indépendance des banques centrales et à l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis.

Dans ce contexte, AllianzGI s’attend à ce que les principales banques centrales maintiennent une orientation restrictive. Après les hausses de taux de septembre, la société de gestion prévoit une nouvelle hausse de 25 points de base tant de la part de la Réserve fédérale américaine que de la Banque centrale européenne avant la fin de l’année, tandis que la Banque du Japon devrait poursuivre son processus de normalisation progressive. La Banque d’Angleterre devrait quant à elle laisser ses taux inchangés, cherchant à trouver un équilibre entre des forces économiques contradictoires.

S’exprimant sur les marchés boursiers mondiaux, Michael Heldmann, CIO Equity, déclare : « Les opportunités d’investissement dans l’IA s’étendent au-delà des semi-conducteurs pour inclure plus largement l’infrastructure qui soutient leur déploiement, avec une demande croissante en interconnexions optiques, en matériaux avancés et en systèmes d’alimentation, tandis que l’électrification continue de bénéficier de l’expansion des data centers et des dépenses d’infrastructure. En Asie, les investisseurs peuvent trouver des opportunités chez les fournisseurs de matériel, dans l’écosystème chinois de l’IA et dans la croissance indienne tirée par la consommation, tandis que le Japon continue de bénéficier de politiques favorables à la croissance et de réformes de la gouvernance d’entreprise. Au-delà de l’IA, les valeurs de rendement constituent une source de diversification intéressante, avec des valorisations attractives et des expositions sectorielles distinctes offrant un contrepoids potentiel aux stratégies de croissance et de momentum très prisées. »

S’exprimant au sujet des obligations, Jenny Zeng, CIO Fixed Income, explique : « Nous voyons des opportunités sur l’ensemble du segment obligataire, car les courbes de rendement devraient s’accentuer aux États-Unis, en Allemagne et en Australie, les obligations du Trésor américain bénéficiant de pressions inflationnistes persistantes liées à l’énergie et de rendements réels attractifs. Parmi les obligations d’État, nous privilégions les Bunds allemands à court terme et les Gilts britanniques à long terme, tandis que sur les marchés émergents, nous préférons la dette émise par les pays exportateurs de pétrole, ainsi que certaines obligations locales brésiliennes et hongroises. Sur le marché du crédit, le carry reste le principal moteur des rendements, ce qui justifie une préférence pour les valeurs financières, les biens de consommation non cycliques et certains émetteurs liés à l’intelligence artificielle, tandis que sur le marché des devises, nous privilégions les devises procycliques et à haut rendement dans un contexte de perspectives globalement neutres pour le dollar américain. »

Commentant la stratégie multi-asset, Greg Hirt, CIO Multi Asset, conclut :  « Nous conservons une surpondération des actions, avec une préférence marquée pour les marchés émergents, suivis du Japon, des actions américaines et de l’Europe. Cette position est soutenue par une croissance robuste des bénéfices, des révisions à la hausse et la poursuite des investissements liés à l’IA, tandis que la robotique, les biotechnologies et les sociétés minières aurifères offrent des opportunités thématiques attractives. Sur le front des obligations, nous restons prudents vis-à-vis des obligations d’État des marchés développés mais privilégions la dette souveraine européenne, tout en voyant également de la valeur dans les obligations des marchés émergents, en particulier celles des pays exportateurs d’énergie et les titres de crédit de qualité supérieure notés « Investment Grade ». Nous conservons une perspective neutre sur les devises à court terme, tablons sur un affaiblissement du dollar américain à plus long terme et restons optimistes vis-à-vis de l’or et des matières premières, les investisseurs recherchant la diversification dans un contexte de préoccupations budgétaires, de contraintes d’approvisionnement et de resserrement des marchés de l’énergie. »

Source: ETFWorld.fr


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