France – Baromètre européen de l’épargne

France – Baromètre européen de l’épargne : avec un indice de vitalité de l’épargne de 49/100, les Français privilégient la sécurité et la transparence dans la gestion de leur épargne.

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« Baromètre européen de l’épargne – Crédit Agricole avec Occurrence-Ifop | Avril 2026 ».


  • lLes Français détiennent une épargne moyenne de 99 171 €, soit 16,6 % de plus que la moyenne européenne (85 055 €), mais affichent l’indice de vitalité de l’épargne le plus faible (49/100 contre 53/100 en Europe).
  • 45 % des Français épargnent avant tout dans une logique de précaution, faisant de la sécurité financière leur première motivation d’épargne.
  • Les Français épargnent moins chaque mois que leurs voisins européens : 465 € en moyenne contre 617 € au niveau européen.
  • 4 épargnants français sur 10 ont pris une décision concernant leur épargne au cours des 12 derniers mois.
  • 74 % des Français font confiance aux plateformes digitales d’épargne, un taux qui atteint 94 % parmi les utilisateurs de ces plateformes.
  • Près de 25 % des épargnants français appartiennent au segment des « Guided Safety Seekers », des profils prudents recherchant conseil, accompagnement et réassurance

Le Crédit Agricole publie son Baromètre européen de l’épargne* réalisé auprès de 4000 épargnants en France, En Allemagne, en Espagne et en Italie. Pour mesurer la dynamique de l’épargne dans chacun de ces marchés, le Crédit Agricole a développé l’Indice de vitalité de l’épargne, un indicateur qui agrège trois dimensions clés : la mobilité de l’épargne, la confiance dans les plateformes digitales et la confiance dans l’automatisation et l’intelligence artificielle.

En France, l’étude met en lumière un paradoxe patrimonial : les Français disposent d’une épargne cumulée supérieure à la moyenne européenne, mais restent parmi les plus prudents dans la gestion et la réallocation de leur épargne.

Un marché patrimonial solide, mais dominé par la prudence

Le marché français se caractérise par une forte appétence pour la sécurité. Les « Guided Safety Seekers** » représentent 24,6 % des épargnants français, contre 19,3 % en Europe, tandis que les « Defensive Preservers*** », profil le plus défensif de l’étude, atteignent
13,9 %, soit près du double du niveau européen. Ces deux segments confirment la place centrale de la protection du capital, de l’accompagnement humain et de la confiance dans les décisions d’épargne.

Cette prudence s’observe alors même que les Français disposent d’un patrimoine financier déclaré supérieur à la moyenne européenne : 99 171 euros d’épargne cumulée, contre 85 055 euros en Europe. Leur effort d’épargne mensuel est en revanche plus limité, à 465 euros contre 617 euros en moyenne européenne. La vitalité progresse toutefois nettement avec le patrimoine : l’indice atteint 59/100 chez les épargnants français disposant de plus de  100 000 euros d’actifs, contre 49/100 pour ceux disposant de moins de 100 000 euros.

Les produits détenus reflètent également cette préférence pour des supports connus et  lisibles : 71 % des épargnants français déclarent détenir des dépôts ou livrets, et 52 % une assurance-vie. Cette structure de portefeuille confirme le poids des solutions d’épargne traditionnelles dans les stratégies patrimoniales des ménages.

Dans un contexte où 69 % des épargnants français déclarent que les tensions politiques et sociales pèsent sur leur capacité à se projeter sereinement, la confiance devient un facteur central de décision. Pour 90 % d’entre eux, la transparence sur les frais, les risques et les performances constitue la première condition d’adoption d’une plateforme d’épargne digitale.

Le digital est accepté, l’IA doit encore convaincre

La confiance dans les plateformes digitales d’épargne est solidement installée en France :
74 % des épargnants déclarent leur faire confiance. Cette confiance atteint 94 % parmi les Français qui utilisent déjà une plateforme digitale, confirmant que l’usage renforce l’adhésion.

La transparence apparaît comme le premier levier d’adoption : 90 % des épargnants français déclarent avoir besoin d’une clarté complète sur les frais, les risques et les performances pour utiliser une plateforme d’épargne. Les critères de réassurance les plus cités sont la transparence des frais (41 %), la notoriété d’une banque ou d’une marque (36 %) et l’accès à un service client avec de véritables interlocuteurs (34 %).

L’intelligence artificielle demeure en revanche un point de friction. Seuls 19 % des épargnants français déclarent faire pleinement confiance à l’IA pour les accompagner dans leurs décisions d’épargne ou pour une gestion automatisée, contre 30 % en Europe. Cette réserve souligne l’importance d’une pédagogie renforcée, d’un contrôle explicite par l’épargnant et d’un accompagnement humain dans le développement des nouveaux services digitaux.

Une mobilité encore limitée, mais des déclencheurs clairement identifiés

La mobilité de l’épargne reste limitée : 41 % des épargnants français ont pris une décision concernant leur épargne au cours des 12 derniers mois. Lorsqu’ils changent de solution ou de fournisseur, la recherche de meilleurs rendements constitue le premier déclencheur, citée par 25 % des répondants concernés, devant la diversification des supports d’épargne.

Le potentiel de mouvement existe toutefois : parmi les épargnants susceptibles de transférer une partie de leur épargne, 55 % envisagent de le faire dans les trois ans. Mais cette mobilité reste mesurée, la majorité déclarant vouloir transférer une part limitée de leur épargne plutôt que procéder à une réallocation massive.

Pour les acteurs de l’épargne, ces résultats dessinent un marché où la performance seule ne suffit pas : la capacité à combiner rendement, diversification, pédagogie, transparence et qualité de l’accompagnement sera déterminante pour convaincre des épargnants patrimoniaux prudents, mais attentifs aux opportunités.

* Le Baromètre européen de l’épargne de Crédit Agricole a été réalisé par Occurrence-Ifop pour Crédit Agricole auprès d’un échantillon de 4 000 personnes en Allemagne, en Espagne, en France et en Italie, dont 1 000 répondants en France disposant d’une capacité d’épargne. Les interviews ont été réalisées du 18 au 24 mars 2026, via un questionnaire auto-administré en ligne.
** Adeptes de la sécurité guidée
***Conservateurs défensifs

Source: ETFWorld.fr


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