Plus de 60% des actions japonaises se négocient en dessous de leur valeur comptable. Sur le long terme, le Japon fait face à d’importants problèmes, comme le vieillissement de la population, une énorme dette publique et un marché des actions extrêmement peu efficient……
Cross Asset Investment strategie –Amundi Asset Management
Mensuel – Février 2011
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À l’heure actuelle, le ratio cours/actif net est encore inférieur à son plus bas niveau de 2003, lorsque le pays se trouvait dans la dernière phase de la crise bancaire et que le Nikkei 225 était au-dessous de 8000 points. Mais aujourd’hui, le Japon connaît beaucoup moins de problèmes liés aux prêts non-performants et à l’endettement que dans le passé ou que d’autres pays développés.
Le Japon affiche des performances nettement inférieures depuis 2006, ce qui peut essentiellement s’expliquer par la force du yen, notamment depuis la mi-2007, lorsque le marché a été touché par la crise des subprimes américains. Les investisseurs étrangers se sont désengagés afin de réduire leur exposition aux actifs risqués.
Le comportement de ces acteurs majeurs et leaders d’opinion sur le marché japonais a eu un impact considérable. Des titres disposant de solides fondamentaux et présentant une faible valorisation ont été vendus et ont baissé, parce qu’ils étaient essentiellement détenus par des investisseurs étrangers.
La situation a empiré en 2008 et début 2009, lorsque l’économie réelle, comme nous le savons, s’est dégradée. Ce phénomène a été particulièrement défavorable pour ce marché économiquement sensible ; le secteur cyclique représente environ 50% du marché au Japon, contre 25% aux États-Unis et 30% en Europe. Le montant considérable du financement par fonds propres et de l’appel public à l’épargne, ainsi que la forte diminution des rachats d’actions expliquent également les mauvaises performances relatives du Japon, notamment sur les deux dernières années.
Mais tous ces facteurs ont aujourd’hui disparu et la situation s’est peut-être inversée en novembre 2010. En effet, au quatrième trimestre 2010, les investisseurs étrangers ont acheté plus d’actions japonaises qu’ils n’en ont vendues.
La deuxième vague d’assouplissement quantitatif a entraîné une réaction du marché plutôt positive. Certes, l’amélioration de la liquidité a augmenté les préoccupations liées à l’inflation, en particulier du prix des produits de base, et la pression à la hausse des taux d’intérêt s’est concrétisée, notamment dans les pays en développement. Mais l’appréciation du yen s’est ralentie et le marché des valeurs a été stimulé par la reprise de l’appétit au risque des investisseurs. Enfin, si l’inflation devient l’un des principaux facteurs de risque sur les marchés d’actions internationaux, le Japon semble être bien positionné,avec les plus faibles perspectives de hausse des taux.
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Directeur de la publication : Pascal Blanqué
Rédacteur en chef : Philippe Ithurbide
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