ETFWorld : Le marché européen a collecté 265,65 milliards de dollars en six mois selon ETFGI, un record absolu. En France, la base d’investisseurs particuliers continue de s’élargir, tandis que la hausse des prélèvements sociaux entrée en vigueur au 1er janvier modifie le rendement net hors assurance-vie.
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L’analyse d’ETFWorld.fr : premier semestre 2026
Article rédigé par la rédaction d’ETFWorld.fr. Traitement et synthèse originaux d’ETFWorld à partir de données issues de sources publiques ; reproduction interdite.
Le marché français des ETF a clôturé le premier semestre 2026 à l’intérieur d’un cycle européen de collecte record. Selon ETFGI, les ETF et ETP cotés en Europe ont enregistré 265,65 milliards de dollars de souscriptions nettes entre janvier et juin, contre 176,09 milliards sur la même période de 2025, pour des encours de 3 740 milliards de dollars fin juin.
En France, la période s’est jouée sur trois plans distincts : la performance du CAC 40, revenue en territoire positif au deuxième trimestre après un premier trimestre négatif ; l’élargissement de la base d’investisseurs particuliers mesuré par l’AMF ; et l’entrée en vigueur, au 1er janvier, de prélèvements sociaux relevés sur les revenus du capital, qui modifient l’arbitrage entre PEA, compte-titres et assurance-vie.
Une précision méthodologique s’impose d’emblée. Il n’existe pas de statistique officielle de collecte ETF portant sur le seul marché français : les flux sont mesurés sur périmètre européen ou UCITS. Les sections qui suivent distinguent donc les données européennes (ETFGI, Morningstar, Observatoire Altheis/Yomoni) des données spécifiquement françaises (AMF, France Assureurs, Amundi, BlackRock).
Contexte de marché : un semestre en deux temps
Le CAC 40 a clôturé le 30 juin à 8 404 points, en progression de 3,12 % depuis le 1er janvier. Le résultat s’est intégralement construit au deuxième trimestre : +7,51 % entre avril et juin, la meilleure performance trimestrielle depuis le premier trimestre 2024, et +2,70 % sur le seul mois de juin.
Le premier trimestre avait été négatif. Comme l’établissait l’analyse trimestrielle publiée sur ETFWorld.fr en avril, l’escalade du conflit au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz avaient provoqué une flambée des prix de l’énergie et un regain d’aversion au risque, le CAC 40 reculant entre 3,1 % et 4,2 % sur les trois premiers mois. Les deux chiffres sont cohérents entre eux : un premier trimestre autour de -4 % suivi d’un deuxième à +7,51 % produit précisément le +3,1 % semestriel.
Le reste du tableau :
- Euro Stoxx 50 : environ +10 % de janvier à fin juin ; +14 % sur le deuxième trimestre et +19 % sur douze mois selon le Cercle de l’Épargne.
- Pétrole : Brent à 72,58 dollars le 30 juin, après le pic de fin mars.
- Or : recul d’environ 10 % au deuxième trimestre, autour de 4 000 euros l’once fin juin.
- Indices mondiaux (données ETFGI en dollars) : S&P 500 à -0,95 % en juin mais +10,21 % depuis le début de l’année ; marchés développés hors États-Unis à -0,91 % en juin et +14,28 % depuis janvier ; marchés émergents à -1,50 % en juin et +9,77 % depuis le 1er janvier.
- Inflation française : prix à la consommation en baisse de 0,2 % en juin, alors que les économistes anticipaient une stabilité.
La combinaison compte pour la lecture des flux : juin a été un mois de marchés orientés à la baisse mais de collecte élevée, ce qui indique des versements nouveaux plutôt qu’un effet de valorisation.
Collecte des ETF européens en 2026 : trois mesures, une seule direction
Les trois sources de référence livrent des chiffres différents parce qu’elles retiennent des périmètres et des devises différents. La direction, elle, est identique.
| Source | Collecte 1er semestre 2026 | Juin 2026 | Encours fin juin |
|---|---|---|---|
| ETFGI (ETF+ETP, dollars) | 265,65 Md$ | 44,74 Md$ | 3 740 Md$ |
| Morningstar (ETF+ETC, euros) | 219 Md€ | 36,9 Md€ | 3 230 Md€ |
| Altheis/Yomoni (euros) | plus de 225 Md€ | 39 Md€ | n.d. |
Le chiffre d’ETFGI dépasse d’environ 51 % le précédent record semestriel, les 176,09 milliards de 2025, et représente déjà 67 % de la collecte annuelle 2025 (396,84 milliards de dollars). Juin a constitué le quarante-cinquième mois consécutif de flux nets positifs en Europe, une série ininterrompue depuis octobre 2022.
Les encours sont revenus de 3 770 milliards de dollars fin mai, un plus haut historique, à 3 740 milliards fin juin. Le repli ne provient pas des rachats : ETFGI l’impute à l’effet marché et au change, l’euro ayant touché en juin son plus bas niveau des douze derniers mois face au dollar. Depuis le début de l’année, les encours progressent de 16,1 %, contre 3 220 milliards fin 2025, soit une hausse d’environ 520 milliards.
Morningstar souligne que la progression des encours fin juin, de 3 180 à 3 230 milliards d’euros, a été portée par les flux investisseurs davantage que par l’appréciation des marchés. José Garcia-Zarate, senior principal chez Morningstar, a décrit un marché « selective, but firmly constructive ».
Le parcours mensuel a été irrégulier. Toujours selon Morningstar, janvier a collecté 46,8 milliards d’euros et février 45,4 milliards, avant un mois de mars à 9,4 milliards sur fond d’aggravation des tensions géopolitiques. Le premier trimestre a malgré tout signé un record à 101,7 milliards. Le deuxième trimestre a retrouvé son rythme, avec les 36,9 milliards de juin.
Classes d’actifs : les actions captent plus des deux tiers de la collecte
Actions. Selon ETFGI, le segment a collecté 182,77 milliards de dollars sur le semestre, contre 120,65 milliards sur la même période de 2025, soit une progression d’environ 52 %. Il pèse 69 % de la collecte semestrielle. En juin, les flux se sont établis à 31,48 milliards. L’Observatoire Altheis/Yomoni retient près de 170 milliards d’euros sur six mois, en hausse de 44 % par rapport aux 117,6 milliards de 2025.
Sur la composition géographique, Morningstar relève en juin une rotation vers les actions mondiales et américaines : plus de 10 milliards d’euros sur les grandes capitalisations américaines de style blend, 1,8 milliard sur le secteur technologique, et 1,4 milliard de sorties nettes sur les ETF grandes capitalisations de la zone euro. L’Observatoire Altheis/Yomoni confirme le sens du mouvement, avec près de 2 milliards d’euros de rachats sur les actions européennes en juin et 12,7 milliards de collecte sur les actions américaines.
Obligations. ETFGI enregistre 54,20 milliards de dollars sur le semestre contre 32,69 milliards en 2025, soit environ +66 %, pour 20 % de la collecte totale. En juin, 8,40 milliards. L’Observatoire Altheis/Yomoni retient près de 53 milliards d’euros depuis janvier, en hausse de 55 % sur un an. Dans le mois, les flux se sont portés d’abord sur les indexations souveraines (près de 2,7 milliards d’euros), puis sur le haut rendement (environ 1,5 milliard) et les émissions de bonne qualité (1,4 milliard).
Matières premières. Juin s’achève en négatif : -1,04 milliard de dollars selon ETFGI, un peu plus d’un milliard d’euros de rachats nets selon Altheis/Yomoni, dont environ 700 millions sur l’or et 400 millions sur les expositions diversifiées ; l’argent a collecté environ 170 millions. Sur le semestre, le solde reste positif à 3,04 milliards de dollars, en retrait par rapport aux 7,05 milliards du premier semestre 2025.
Émetteurs d’ETF : Amundi deuxième en Europe, concentration en léger recul
Fin juin, les cinq premiers émetteurs contrôlaient 75,1 % des encours européens mais seulement 66,7 % de la collecte depuis le début de l’année, soit environ 177 milliards de dollars.
| Émetteur | Part de marché | Encours |
|---|---|---|
| iShares (BlackRock) | 39,6 % | 1 480 Md$ |
| Amundi ETF | 12,5 % | 469,4 Md$ |
| Xtrackers (DWS) | 10,2 % | 380,7 Md$ |
| Vanguard | 7,3 % | 274,1 Md$ |
| UBS ETFs | 5,4 % | 202,6 Md$ |
La comparaison avec décembre 2025 montre une concentration en léger recul : iShares est passée de 40,4 % à 39,6 % des encours, et les trois premiers émetteurs de 63,3 % à 62,3 %. ETFGI lit dans l’écart entre part de collecte et part d’encours le signe de capitaux dirigés également vers des acteurs plus petits et plus spécialisés.
Sur les seuls flux de juin, le podium a été entièrement américain : BlackRock à près de 10,5 milliards d’euros (environ 27 % du total), Vanguard à près de 5 milliards (12 % des flux contre 7,4 % de part d’encours), SPDR à environ 4,6 milliards (11,5 % contre 4,6 %). Xtrackers et Amundi complètent le top 5 avec 4,4 et 4,3 milliards. Sur le cumul annuel, BlackRock, Amundi et Vanguard conservent les trois premières places.
Pour le marché français, la donnée à retenir concerne Amundi. Dans ses résultats du premier trimestre 2026, le groupe a annoncé des encours de 2 398 milliards d’euros au 31 mars, en hausse de 6,7 % sur un an, et une collecte nette trimestrielle de 32 milliards, dont 24 milliards sur les ETF et solutions indicielles et 16 milliards sur les seuls ETF. Citant ETFGI, Amundi revendique une part de 15 % de la collecte européenne en ETF au premier trimestre 2026, contre 13 % sur l’ensemble de 2025 et 11 % au premier trimestre 2025.
Sur le même trimestre, la société a lancé un ETF actif sur le crédit investment grade en euro, signé deux nouveaux clients pour sa plateforme « ETF-as-a-service », annoncé un ETP Bitcoin reposant sur la réglementation européenne, et conclu un partenariat avec Bitpanda (7 millions d’utilisateurs).
ETF actifs et ESG : deux dynamiques en accélération
Les ETF à gestion active cotés en Europe ont collecté 26,63 milliards de dollars sur le semestre selon ETFGI, contre 13,36 milliards sur la même période de 2025. Les flux ont donc quasiment doublé. En juin, la collecte s’est établie à 6,36 milliards. Au niveau mondial, les encours des ETF actifs ont atteint un record de 2 490 milliards de dollars fin mai, avec 411,75 milliards de collecte depuis janvier.
L’Observatoire Altheis/Yomoni mesure pour juin une part de 16,4 % des flux actions et obligations dirigée vers des produits actifs, avec une dynamique homogène entre les deux classes : environ 16 % côté actions et 17,7 % côté obligataire. En encours, la gestion active pèse encore peu : 3,5 % du compartiment actions et 4,6 % du compartiment obligataire. Dans l’analyse du premier trimestre publiée sur ETFWorld.fr, les encours européens des ETF actifs étaient évalués à 78 milliards d’euros, avec l’arrivée de nouveaux acteurs comme Goldman Sachs.
Côté ESG, plus de 21 % des flux actions et obligations sont allés en juin vers des instruments intégrant des critères extra-financiers : environ 18 % sur les actions et 34 % sur l’obligataire, pour un poids d’environ 20 % dans les encours. BlackRock domine la collecte ESG sur le mois comme depuis janvier. Amundi reste troisième sur le cumul annuel malgré des rachats nets en juin, comme UBS, WisdomTree et BNP Paribas.
Les lancements confirment l’orientation. En juin, 30 nouveaux ETF ont été émis en Europe (25 actions, 5 obligataires) : 14 intègrent des critères extra-financiers et 16 sont des ETF actifs. Parmi eux, quatre ETF actions actifs de Pictet s’appuyant sur un moteur d’intelligence artificielle propriétaire qui analyse plus de 400 variables par entreprise cotée, trois ETF actifs de JP Morgan, un long-short actions mondiales de BNP Paribas et deux ETF obligataires actifs d’Amundi.
Investisseurs particuliers français en ETF : une base qui continue de s’élargir
Les données les plus récentes de l’AMF sont celles du Tableau de bord des investisseurs particuliers actifs n°21, publié le 25 mars 2026 et portant sur l’ensemble de l’année 2025. Aucune actualisation couvrant les trimestres 2026 n’est encore disponible.
Les chiffres de 2025 sont les suivants :
- Plus de 1,1 million de Français ont réalisé au moins une transaction sur ETF, soit +83 % par rapport aux 607 000 de 2024.
- Environ 1,9 million ont acheté ou vendu des actions, en hausse de 21 % sur un an.
- Au total, près de 2,5 millions de Français sont intervenus sur les marchés, le plus haut niveau enregistré depuis 2020.
- Entre 2021 et 2025, environ 1,4 million de personnes sont intervenues au moins une fois sur les ETF et plus de 3,8 millions sur les actions.
- Les premiers investissements ont concerné 780 000 particuliers en 2025, après 516 000 en 2024 et 329 000 en 2023.
L’âge moyen continue de reculer. Les investisseurs en ETF avaient 38 ans en moyenne au quatrième trimestre 2025, contre 41 ans un an plus tôt et environ 60 ans en 2018. Pour les investisseurs en actions, le recul est allé de 51 à 48 ans.
Le rôle des intermédiaires étrangers s’accroît également. En 2025, les prestataires de services d’investissement européens établis hors de France ont représenté en moyenne 34 % des investisseurs français en ETF, contre 21 % en 2024, et 20 % des montants échangés. Sur les seuls nouveaux investisseurs en ETF, la proportion atteint 49 %.
Une spécificité française subsiste sur l’investissement fractionné. Selon l’étude dédiée de l’AMF, 11 % seulement des investisseurs français négocient des fractions d’ETF, contre 49 % des autres investisseurs européens.
Les travaux de BlackRock font état d’une croissance moyenne de 24 % par an de la détention d’ETF en France depuis 2022 et d’une progression de 91 % du nombre de détenteurs sur la même période, avec la base de détenteurs la plus jeune d’Europe. L’analyse trimestrielle d’ETFWorld.fr rapportait à fin mars 2026 une croissance de 117 % des détenteurs français en 2025, à 2,6 millions, avec des projections au-delà de 4 millions d’ici la fin de l’année.
Une étude OpinionWay pour BlackRock publiée le 1er juillet 2026 mesure aussi les freins. 77 % des Français ont déjà investi ou comptent le faire, mais 81 % déclarent craindre de perdre l’intégralité de leur investissement et autant citent la complexité des produits financiers. 75 % disent ne pas comprendre les mécanismes de la finance.
Le seuil d’entrée perçu s’établit en moyenne à 8 762 euros, alors que 15 % seulement savent qu’il est possible de commencer avec moins de 100 euros. Estelle Castres, Directrice Générale BlackRock France, Belgique, Luxembourg et Monaco a déclaré : « Le regard des Français sur l’investissement a profondément évolué ».
PEA et assurance-vie : la fiscalité modifie le calcul net
Depuis le 1er janvier 2026, le cadre fiscal français applicable aux revenus du capital a changé. L’article 12 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la Sécurité sociale a créé une contribution financière pour l’autonomie de 1,4 point, qui porte la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %.
Les conséquences pratiques pour un investisseur en ETF :
- Prélèvements sociaux globaux : de 17,2 % à 18,6 %.
- Prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur compte-titres : de 30 % à 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux).
- PEA de plus de cinq ans : l’exonération d’impôt sur le revenu demeure, mais les prélèvements sociaux passent à 18,6 %, au taux en vigueur au jour du retrait, y compris sur les plus-values accumulées avant 2026.
- PEA de moins de cinq ans : imposition à 31,4 %.
- Assurance-vie : explicitement exclue de la hausse, elle reste à 17,2 %.
L’exclusion de l’assurance-vie modifie l’équilibre relatif entre les trois enveloppes. À sous-jacent identique, un ETF détenu en contrat supporte aujourd’hui 1,4 point de prélèvements sociaux de moins que le même instrument logé en PEA ou en compte-titres.
Les données de collecte traduisent un environnement favorable à l’assurance-vie. Selon France Assureurs, l’encours des contrats atteignait 2 162 milliards d’euros fin mai 2026, en hausse de 5,7 % sur un an, soit 117 milliards de plus. Sur les cinq premiers mois, les cotisations se sont élevées à 88,5 milliards, en progression de 10 % sur un an, pour une collecte nette cumulée de 28,7 milliards, supérieure de 7,3 milliards à celle de la même période 2025. Les unités de compte ont apporté 21,6 milliards de cette collecte nette.
La part des unités de compte dans les cotisations est restée volatile : 41 % au premier trimestre, puis un repli à 19,88 % en avril pendant les tensions géopolitiques, avant un redressement à 34 % en mai. Sur le cumul depuis janvier, elle se maintient autour de 38 %.
Un élément de contexte mérite d’être signalé sur le compartiment obligataire. Selon l’ACPR, la qualité moyenne des portefeuilles obligataires des assureurs français s’est dégradée sous l’effet de l’abaissement de la note souveraine de la France de AA à A au second semestre 2025, les titres d’État français représentant en moyenne 26 % de leurs actifs obligataires.
Infrastructure de marché : Euronext et la cotation à Paris
Euronext ETF Europe donne accès à sept marchés locaux, dont Paris, Amsterdam et Milan, via une plateforme unique et une seule cotation. Selon les pages officielles du groupe, la plateforme réunit plus de 50 émetteurs et plus de 3 300 cotations d’ETP, avec un processus d’admission annoncé en deux à cinq jours ouvrés.
En juin 2026, les marchés réglementés du groupe, présents dans huit pays, accueillaient plus de 1 800 émetteurs cotés pour 7 000 milliards d’euros de capitalisation, et traitaient 29 % du volume actions lit européen. Les volumes mensuels de juin ont été publiés le 6 juillet.
Sur l’ensemble du périmètre européen, ETFGI recensait fin juin 3 902 produits, 16 148 cotations et 160 émetteurs, répartis sur 32 bourses dans 26 pays.
Marché français des ETF : le bilan du premier semestre 2026
Le semestre s’achève sur une collecte européenne sans précédent, 265,65 milliards de dollars selon ETFGI, concentrée pour plus des deux tiers sur les actions et soutenue par une progression obligataire d’ampleur comparable en termes relatifs. Le repli des encours fin juin tient aux marchés et au change, pas aux rachats.
Pour la France, la période consolide trois tendances déjà visibles en 2025 : une base de particuliers plus large et plus jeune, un rôle croissant des intermédiaires européens non français dans l’accès aux ETF, et un renforcement de la position d’Amundi sur la collecte européenne. La hausse des prélèvements sociaux introduit un paramètre nouveau, qui porte sur le rendement net et sur le choix de l’enveloppe plus que sur la demande d’ETF elle-même.
Le second semestre dira si le rythme est tenable. Avec 265,65 milliards déjà collectés contre 396,84 milliards sur l’ensemble de 2025, l’année 2026 est en trajectoire pour un nouveau record annuel, sauf retournement. Sur le marché français, les facteurs à suivre restent la trajectoire des taux de la BCE, l’évolution des tensions au Moyen-Orient et leurs effets sur les prix de l’énergie, ainsi que la publication du prochain tableau de bord de l’AMF, qui livrera les premières données officielles sur l’activité des particuliers français au cours des trimestres 2026.
Source : ETFWorld.fr
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Source: ETFWorld
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