Swiss Life Asset Managers France : Réunion de la BCE , la hausse des cours du pétrole pourrait précipiter un relèvement des taux plus tard dans l’année
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Par Edouard Faure, Responsable Crédit de Swiss Life Asset Managers France
Les évènements au Moyen-Orient relancent les tensions autour des prix de l’énergie. Une aggravation de la crise obligerait la BCE à intervenir au cours des prochains mois.
A l’occasion de la prochaine réunion de la Banque centrale européenne (BCE), jeudi 19 mars, Christine Lagarde devrait opter pour le statuquo. Sauf surprise, les taux directeurs resteront inchangés. Le taux de dépôt devrait ainsi rester fixé à 2%. En revanche, le discours de la présidente de la BCE sera scruté scrupuleusement par les investisseurs alors que le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, fin février, créé une nouvelle donne géopolitique et provoque une flambée des cours du pétrole, au-dessus de 100 dollars le baril (mardi 17 mars). Si les prix de l’or noir se maintenaient durablement à ces niveaux, voire augmentaient encore, les tensions inflationnistes persistantes conduiraient la BCE à intervenir au cours des prochains mois. Dans ce contexte, Christine Lagarde pourrait ajuster son discours pour entrouvrir la porte à d’éventuelles hausses de taux en 2026, tout en restant prudente.
Alors que le marché table désormais sur une hausse et demie des taux cette année (probabilité d’une deuxième hausse estimée à 50% par le consensus), nous anticipons, si elle devait intervenir, un seul relèvement des taux de la part de la BCE. L’incertitude reste en effet très grande et dépendante de l’évolution de la situation au Moyen-Orient. En outre, les chiffres de l’inflation en zone euro pour le mois de février sont ressortis en hausse (+1,9% selon Eurostat vs. +1,7% en janvier).
En revanche, le contexte a changé depuis le pic précédent d’inflation observé en 2022-2023 après le déclenchement de la guerre en Ukraine. L’invasion de l’Ukraine de février 2022 est intervenue à la suite de la période post-Covid marquée par la désorganisation des chaînes d’approvisionnement. Un environnement économique qui a amplifié le choc inflationniste. Aujourd’hui, seule la hausse des prix de l’énergie est susceptible de provoquer des hausses de prix durables. Par conséquent, l’inflation devrait rester un phénomène transitoire et dépendant de l’environnement géopolitique.
Sur les marchés obligataires, la remontée des rendements constaté sur les placements courts s’avère relativement spectaculaire. L’écartement des spreads offre des opportunités aux investisseurs qui souhaitent se (re)positionner sur la partie courte de la courbe ainsi que sur le compartiment High Yield. Dans ce contexte de grande incertitude, il convient toutefois de se repositionner de manière progressive.
Source : ETFWorld.fr
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