SPDR Strategy Espresso : Actions américaines , la fuite vers les actions dites « de qualité » dans un contexte d’incertitude élevée.
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SPDR / Strategy Espresso
Antoine Lesné, Responsable de la Recherche et de la Stratégie de SPDR
Les actions américaines pourraient offrir un certain degré de protection contre l’incertitude géopolitique actuelle, notamment en raison de leur moindre dépendance vis–à–vis des ressources russes.
La forte croissance des bénéfices, combinée à des performances chahutées en début d’année, a conduit à une amélioration des valorisations du S&P 500, l’indice phare des actions américaines large cap.
Les investisseurs qui préfèrent un mélange plus domestique et cyclique pourraient envisager une exposition au S&P MidCap 400 ou au Russell 2000.
Dans un contexte d’incertitude géopolitique, les investisseurs pourraient rechercher des parties du marché moins impactées à l’instar des actions américaines. Bien que la croissance mondiale pourrait risquer de se détériorer en raison des conséquences de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les marchés n’anticipent pas de récession pour le moment, en particulier pour l’économie américaine. En effet, cette dernière n’est pas fortement dépendante des ressources naturelles russes, notamment du pétrole et du gaz. Selon l’analyse de SPDR, dans l’environnement actuel, les expositions aux grandes capitalisations américaines, telles que le S&P 500, peuvent être le choix optimal car elles offrent tout à la fois des bénéfices robustes et une résistance relative à la crise.
L’indice S&P 500 a fortement rebondi après le choc initial de la crise de la COVID grâce aux dispositifs de soutien monétaires massifs et immédiats déployés par les différentes banques centrales. Toutefois, la surperformance relative des grandes capitalisations américaines, par rapport à celles d’autres régions, s’explique par la vigueur de l’économie américaine et la composition de l’indice. En effet, les entreprises technologiques de différents secteurs sont largement représentées dans le S&P 500. Ces géants de la technologie devraient poursuivre leur croissance sur le long terme, avec le soutien de mégatendances structurelles. Leur forte performance pendant la période COVID a souvent été attribuée à la nature de la « duration » des actions des entreprises représentées au sein de l’indice Large Caps.
Face à la résurgence des incertitudes, sur fond toutefois d’une économie américaine robuste, les produits et services des entreprises représentées dans le S&P 500 sont de nouveau très recherchés. Nous pensons que le S&P 500 peut à nouveau offrir un niveau de protection contre l’incertitude géopolitique croissante et qui, malheureusement, pourrait persister plus longtemps que nécessaire.
Jusqu’à récemment, le principal défi auquel étaient confrontés les investisseurs désireux d’investir dans les actions des grandes capitalisations américaines était le niveau élevé de leurs valorisations. Toutefois, les solides bénéfices des Large Caps américaines et les faibles performances enregistrées jusqu’à présent en 2022 ont considérablement amélioré le ratio cours/bénéfices (P/E) à 12 mois, qui se situe désormais à un niveau relativement peu exigeant de 18,6x, inférieur au niveau de 20 février 2020 (comme le montre le graphique 1).
Bien que le resserrement de la politique monétaire reste l’un des défis à venir et qu’un relèvement des taux de 25 points de base minimum soit pleinement anticipé à horizon de mars, la voie et le rythme qui seront empruntés par la suite sont quant à eux plus incertains, notamment en ce qui concerne le resserrement des politiques de Quantitative Easing. Les rendements du Trésor américain à 10 ans restent pour le moment voisins des 2–2.25 %, ce qui soutient les valorisations relatives de plus en plus attractives.
Graphique 1 : Performance de l’indice S&P 500 et P/E à 12 mois

Source : Bloomberg Finance L.P. State Street Global Advisors au 9 mars 2022. S&P 500 représente S&P 500 Net Total Return Index. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des résultats futurs. Le P/E 12 mois forward est le Bloomberg 12m fwd BEST_PE_RATIO. Les rendements de l’indice ne sont pas gérés et ne tiennent pas compte de la déduction de frais ou des dépenses. Les rendements de l’indice reflètent tous les éléments de revenu, de gain et de perte et le réinvestissement des dividendes et autres revenus, le cas échéant.
Comment jouer ce thème ?
L’investisseur peut s’exposer aux actions du S&P 500 par le biais de l’ETF SPDR® S&P® 500 UCITS.
Plus d’alternatives domestiques cycliques pour se positionner sur les actions américaines Les investisseurs peuvent également envisager d’ajouter des expositions aux actions américaines au–delà des grandes capitalisations. Les Small et Mid Caps américaines présentent des profils distincts, non seulement en raison de leur petite taille et de leur profil plus domestique, mais aussi en raison de leur répartition sectorielle plus cyclique que celle du S&P 500 (voir graphique 2). L’indice S&P MidCap 400®, avec un PER à 12 mois de seulement 14,4x, pourrait être une stratégie privilégiée dans l’hypothèse où la Réserve fédérale américaine resserrerait sa politique monétaire de manière plus agressive qu’anticipé. La valorisation moins exigeante de l’indice servirait alors d’amortisseur à la hausse des rendements.
D’autre part, l’indice Russell 2000®, l’indice des Small Caps, représente une exposition risk– reward plus élevée qui est mieux adaptée pour jouer le scénario haussier d’une reprise cyclique continue mais avec une hausse des rendements plus modérée.
Graphique 2 : Indice US Equity – Répartition sectorielle

Source : FactSet au 28 février 2022. 0,84 % des entreprises du Russell 2000 ne sont classées dans aucun secteur. Les pondérations sont arrêtées à la date indiquée et sont susceptibles d’évoluer par la suite.
Les investisseurs peuvent accéder aux moyennes capitalisations américaines avec l’ETF SPDR® S&P® 400 U.S. Mid Cap UCITS, tandis que l’ETF SPDR® Russell 2000 U.S. Small Cap UCITS permet d’accéder à l’exposition aux Small Caps américaines.
Source: ETFWordl.fr
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