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Franklin Templeton : L’Inde revient dans le radar des investisseurs

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Par Dina Ting, CFA, Head of Global Index Portfolio Management chez Franklin Templeton


« La semaine dernière à eu lieu à Washington – DC, la rencontre entre le Premier ministre indien Narendra Modi et le Président américain Donald Trump. L’Inde s’est préparée, avant cette rencontre, à faire d’importantes concessions commerciales envers les États-Unis, destinées à assurer l’alignement géopolitique et à atténuer les déséquilibres commerciaux. En 2024, le commerce bilatéral entre ces deux nations a dépassé 129 milliards de dollars américains, et l’Inde a affiché un excédent de plus de 45 milliards de dollars US.1

Dans une déclaration récente, Narendra Modi, pour qui les relations avec Donald Trump sont « fortes et personnelles », a adopté un ton conciliant et a déclaré que cette visite était l’occasion de « tirer parti des succès de [leur] collaboration au cours du premier mandat Trump. »

Les liens commerciaux entre les États-Unis et l’Inde n’ont cessé de se renforcer au cours de la dernière décennie, Washington considérant de plus en plus le sous-continent indien comme faisant contrepoids à l’influence régionale croissante de la Chine. La réciprocité devenant un thème central dans les négociations de l’ère Trump 2.0, les investisseurs mondiaux sont impatients d’évaluer dans quelle mesure les dirigeants étrangers pourraient être prêts à s’aligner sur les priorités de Trump.

Récemment, dans le but d’ »apaiser » le président Trump, Narendra Modi a promis de collaborer avec les États-Unis pour rapatrier environ 18 000 ressortissants indiens sans papiers vivant dans le pays. Selon le Pew Research Center, on estime à 725 000 le nombre d’immigrés non autorisés originaires d’Inde résidant aux États-Unis.

Modi, qui a évoqué avec confiance son objectif ambitieux de faire de l’Inde une nation développée d’ici 2047, cherchera à rétablir le statut commercial préférentiel avec les États-Unis dont l’Inde bénéficiait jusqu’à l’expiration, il y a cinq ans, d’un programme commercial clé connu sous le nom de « Generalized System of Preferences ».

Les efforts de l’Inde en faveur de l’inclusion financière et de l’innovation fintech nous semblent bénéfiques pour les secteurs de la finance, de la consommation discrétionnaire et de la technologie, soit les trois secteurs les plus pondérés de l’indice BSE 2002. La faible croissance du crédit et le taux de chômage élevé chez les jeunes restent des défis pour l’économie. Toutefois, le budget 2025 du pays prévoit des réductions d’impôts et différentes réformes qui devraient stimuler la croissance et attirer les investissements. Les valorisations des actions sont également inférieures à leurs moyennes à long terme3. Malgré la volatilité à court terme, à un ratio cours/bénéfice actuel de 22, nous pensons que les investisseurs peuvent trouver la valorisation du marché indien plus attrayante aujourd’hui qu’elle ne l’a jamais été depuis les élections de juin dernier 4.

À l’inverse, les valorisations des actions américaines nous semblent très élevées à l’heure actuelle. Bien qu’elles n’aient pas encore atteint les sommets observés lors du boom des « dot-com », la menace de l’inflation pourrait freiner l’optimisme du marché. Nous pensons ainsi qu’une exposition plus large à l’international, y compris en Inde, peut contribuer à atténuer la volatilité et à créer un environnement d’investissement plus stable.

Pour sa part, l’Inde a renforcé son industrie manufacturière nationale exportatrice en concluant de nombreux nouveaux accords de libre-échange (ALE) qui excluent les États-Unis. Il s’agit notamment d’accords de libre-échange avec les Émirats arabes unis, l’Australie et l’Association européenne de libre-échange (AELE). Le gouvernement indien mène également des négociations avec le Royaume-Uni, Oman et l’Union européenne. Certains économistes prévoient que l’économie indienne tirera des avantages significatifs de ces accords de libre-échange, les prévisions suggérant que les investissements directs étrangers (IDE) pourraient augmenter car les investisseurs sont attirés par l’amélioration de l’accès au marché et de son intégration, ainsi que par un environnement plus compétitif. Un accord entre l’Inde et les pays de l’AELE, par exemple, prévoit des investissements de 100 milliards de dollars dans le pays sur une période de 15 ans .5

Étant donné que les États-Unis et l’Inde sont tous les deux motivés pour contrecarrer l’initiative chinoise Belt and Road (qui vise à améliorer l’intégration régionale, à accroître le commerce et à stimuler la croissance économique en reliant l’Asie à l’Afrique et à l’Europe via des réseaux terrestres et maritimes), nous estimons que les motivations restent fortes et devraient profiter à l’Inde, la nation la plus peuplée d’Asie. »

  1. Source : « Trade in Goods with India » : « Commerce de marchandises avec l’Inde. Bureau du recensement des États-Unis. 2024.
  2. L’indice BSE 200 est conçu pour mesurer la performance des 200 premières sociétés cotées à la BSE Ltd. en fonction de leur taille et de leur liquidité dans tous les secteurs. Les indices ne sont pas gérés et il n’est pas possible d’y investir directement. Ils ne comprennent pas de frais, de dépenses ou de frais de vente. Voir www.franklintempletondatasources.com pour plus d’informations sur les fournisseurs de données.
  3. Source : Bloomberg : Bloomberg au 10 février 2025.
  4. Ibid.
  5. Source : « Free-Trade Agreements Add to Manufacturing Appeal » : « Les accords de libre-échange renforcent l’attrait de l’industrie manufacturière ». Bloomberg. 20 janvier 2025.

Source : ETFWorld.fr


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