Elections italiennes : un réel révélateur de fragilité et de stress, mais pas nécessairement un renversement de tendance. Les élections italiennes ne sont sans doute pas un événement suffisant pour renverser la tendance, mais la prudence s’impose quand même pour les quelques semaines et mois à venir : la probabilité d’avoir une majorité solide et solidaire est bien faible,....
Cross Asset Investment strategie –Amundi Asset Management Mensuel – février 2013
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et dans le meilleur des cas, la solidarité de la « coalition » jouera au cas par cas. La perspective de nouvelles élections ne doit pas être écartée, mais sans doute pas dans l’immédiat. Volatilité, incertitudes, inquiétudes sur la croissance économique, tensions sociales, stress financier risquent bien de rythmer la vie des marchés financiers.
Etats-Unis : évaluer l’impact des « séquestres ». Du fait de l’absence d’accord au Congrès avant le 1er mars, des coupes claires de dépenses sont en cours. La chambre des représentants a voté une loi de finance provisoire (“Continuing Resolution”) le 6 mars, confirmant ces coups de rabot budgétaires. Mais le Sénat doit encore se prononcer dans les jours qui viennent et il est très improbable qu’il vote ce texte en l’état. Un compromis est toujours possible pour revenir en arrière. En l’absence d’un accord bipartisan avant le 27 mars, il faudrait réviser à la baisse la croissance américaine d’un demi-point de pourcentage en 2013.
A partir de quand l’appréciation de l’euro pénalise-t-elle les pays européens ? Une augmentation de 10% du taux de change effectif nominal de l’euro ampute la croissance de la zone euro de 1,1% après un an et de 1,4% après deux ans. Les effets ressortent néanmoins différenciés selon les périodes et les pays. Entre juillet 2012 et février 2013, l’appréciation de l’euro s’inscrivait dans un mouvement de diminution de l’aversion au risque et d’assouplissement des conditions de financement pour les entreprises. Dans cette perspective, elle n’était pas réellement pénalisante pour la croissance.
Dette immobilière néerlandaise : quels risques ? L’importante dette immobilière des ménages est parfois perçue comme le talon d’Achille de l’économie des Pays-Bas. Diversifiée malgré sa faiblesse conjoncturelle, celle-ci semble cependant largement à l’abri d’un scénario à l’irlandaise ou à l’espagnole. Le risque sur les banques ne doit pas être exagéré. En revanche, la baisse des prix immobiliers devrait continuer de peser sur la confiance et la consommation.
A quel niveau devraient être les taux d’intérêt américains ? Le débat autour de la sortie des politiques monétaires non-conventionnelles fait resurgir le débat sur la « bonne valeur » des taux d’intérêt américains. Nous nous penchons sur les facteurs affectant ou ayant affecté l’évolution du taux 10 ans américain et proposons un modèle de valeur d’équilibre qui nous indique que les taux longs sont trop bas de 90 points de base.
Le rôle de la Fed dans l’équilibre offre-demande de titres du Trésor est-il surestimé ? Les marchés sont préoccupés par un arrêt « précoce » des achats d’actifs réalisés par la Fed au titre du QE3. Une telle crainte est-elle justifiée ? Il semble que non. La Fed n’a pas acheté de titres en 2012, ce qui n’a pas empêché les investisseurs privés domestiques et les étrangers de continuer d’acheter les titres du Trésor (à des taux faibles). Ceci étant dit, il ne faut pas sous- estimer le rôle que joue la Fed dans l’ancrage des anticipations des agents privés.
Les émissions financières restent attractives par rapport aux non-financières. En l’absence d’un retour du risque systémique, nous continuons de favoriser les émissions financières au sein de l’univers « Investment Grade ». Les établissements financiers ont clairement bénéficié de la baisse du stress financier grâce à la BCE et ce d’autant plus qu’elles ne l’ont pas répercuté via de meilleures conditions de financement pour les entreprises.
Profits des sociétés : la fin de la dégradation ? La saison de publication des résultats du quatrième trimestre 2012 est encourageante. Les entreprises renouent aussi avec des hausses de dividendes et les fusions / acquisitions. Ces comportements sont un peu en avance aux Etats-Unis par rapport à l’Europe. Alors que la soutenabilité de la croissance passe par un redémarrage de l’investissement, les marchés seront amenés à se positionner. Gageons qu’lis prennent ce pari à la hausse, même s’ils doivent se laisser un peu le temps de la réflexion.
La télévision n’a pas dit son dernier mot ! Certes, les chaînes ont subi des pressions structurelles au cours des 10 à 20 dernières années, mais nous pensons qu’elles ont encore de l’avenir. La part de la télévision dans le marché publicitaire a été stable au cours des dernières années alors que le temps passé devant l’écran a continué à progresser. Nous sommes persuadés que les opérateurs historiques sont capables de résister aux nouvelles technologies qui remettent en cause leur modèle (téléviseurs multifonctions, sites de streaming, etc.) !
Achevé de rédiger le vendredi 8 mars 2013
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Rédacteur en chef : Philippe Ithurbide
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