Bitget : Le commerce mondial demeure largement dépendant du papier, lent et coûteux. Selon l’Asian Development Bank, cette dépendance aux processus traditionnels engendre un déficit de financement mondial de 2,5 billions de dollars américains.
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Ignacio Aguirre Franco, CMO de Bitget
Dans ce contexte, les infrastructures fondées sur la blockchain suscitent un intérêt croissant, car elles permettent de numériser les processus commerciaux, d’accélérer les transactions et d’optimiser les flux de capitaux.
Le potentiel est particulièrement visible dans le domaine du financement du commerce. Le traitement des lettres de crédit traditionnelles nécessite souvent entre cinq et dix jours, tandis que les systèmes basés sur la blockchain peuvent accomplir le même processus en moins de 24 heures. Selon la NADCB, les coûts de documentation peuvent ainsi être réduits jusqu’à 80 %, tandis que les coûts de financement diminuent de 40 à 70 %.
La technologie améliore également considérablement l’efficacité des paiements internationaux. Aujourd’hui, les paiements transfrontaliers prennent généralement entre trois et cinq jours ouvrables et génèrent des frais élevés. Les réseaux blockchain permettent, quant à eux, d’effectuer des transactions en quelques minutes seulement, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, souvent pour quelques centimes. Cette évolution favorise également l’adoption des stablecoins tels que l’USDT ou l’USDC, qui représentent désormais une part significative du volume mondial des transactions en cryptomonnaies.
« La blockchain évolue progressivement d’une technologie de niche vers une infrastructure fondamentale du commerce mondial », déclare Ignacio Aguirre Franco, CMO de Bitget. « Les entreprises attendent aujourd’hui des paiements plus rapides, davantage de transparence et un accès plus efficace au capital. C’est précisément là que réside le potentiel des systèmes tokenisés. »
La blockchain améliore en outre la transparence tout au long des chaînes d’approvisionnement mondiales. Les pertes liées à la contrefaçon, qui dépassent 500 milliards de dollars américains par an, pourraient être considérablement réduites grâce à une traçabilité complète des marchandises. Parallèlement, les « smart contracts » automatisent des processus clés liés à la conformité et au financement. Selon CoinLaw, la vérification de nouveaux partenaires commerciaux, qui nécessitait auparavant plusieurs semaines, peut désormais être réalisée en moins de dix minutes. Les paiements peuvent également être déclenchés automatiquement dès que certaines conditions prédéfinies sont remplies, comme l’arrivée d’une livraison ou l’autorisation des autorités douanières.
Un autre moteur de cette transformation est la tokenisation des actifs commerciaux réels. Les cargaisons ou les marchandises peuvent être fractionnées en parts numériques, les rendant ainsi accessibles à un plus grand nombre d’investisseurs. Cela ouvre de nouvelles sources de financement, notamment pour les petites entreprises dont l’accès au capital reste limité. Le World Economic Forum estime que d’ici 2027, près de 10 % du PIB mondial pourraient être représentés via des technologies blockchain. Pour le commerce international, cela signifie avant tout des processus plus rapides, des coûts réduits et des flux de capitaux plus efficaces.
Source : ETFWorld.fr
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