Barbe Patrick Neuberger Berman 2025

Neuberger Berman : Trois questions sur la réunion de la BCE du jeudi 17 octobre

Neuberger Berman : Trois questions à Patrick Barbe de Neuberger Berman  en amont de la réunion de la BCE du jeudi 17 octobre

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Patrick Barbe, responsable de l’investissement obligataire Investment grade en Europe chez Neuberger Berman


La situation en Allemagne est actuellement particulièrement incertaine, comme le montre la réduction continue des perspectives économiques. Cela se reflète-t-il sur le marché ? Quelle influence cela a-t-il sur la décision de la banque centrale ?

« Le marché obligataire ne reflète pas les défis auxquels fait face l’économie allemande. Les taux d’intérêt directeurs de la BCE déterminent le niveau de rendement des obligations à court et moyen terme, poussant les rendements allemands au-delà de ce qu’ils devraient atteindre selon leurs caractéristiques. En effet, le rôle de la Banque centrale est de lutter contre l’inflation, ce qui est toujours son objectif aujourd’hui : l’inflation sous-jacente est passée de son pic de 5,7 % en glissement annuel en 2023, à +2,7 % le mois dernier, tout en restant supérieure à l’objectif de la BCE. Lorsqu’elle a commencé à réduire son taux directeur en juillet dernier, la Banque centrale avait déjà pris en compte la question allemande. Nous pensons que les prochaines baisses de taux vers une politique monétaire neutre se justifient par la « non-reprise » de l’industrie de la principale économie de la zone euro. »

Au regard de la situation actuelle, où en sont les différentes banques centrales dans leur processus de réduction des taux d’intérêt ? Quel impact sur les obligations ?

« À l’exception de la Banque du Japon, toutes les grandes banques centrales du monde visent une politique monétaire neutre après la période de lutte contre l’emballement de l’inflation. La rapidité des baisses de taux dépend de la persistance de la vague inflationniste sur les prix domestiques. Pour surveiller ce risque, les banques centrales examinent si l’évolution des hausses de salaires ne fait que compenser l’inflation passée ou si elle peut au contraire la diffuser. Ainsi, toutes les banques centrales viennent de commencer la normalisation de leurs taux directeurs : une baisse de 50 pb pour la FED et deux baisses de 25 pb pour la BCE. Les deux banques sont donc au même stade d’avancement vers leur taux neutre de 3-3,5% pour les Etats-Unis et de 2-2,5% pour la BCE. De plus, nous nous attendons à ce que l’inflation sous-jacente revienne en dessous de 2% l’année prochaine et que l’activité reste trop faible, ce qui amènerait la BCE à réduire ses taux directeurs jusqu’à 1,75% au moins, et entraînerait une nouvelle détente des rendements des obligations allemandes à 1,8% pour la maturité à 2 ans, et 2% pour celle à 10 ans. »

Quels sont les points que vous surveillerez particulièrement lors de la prochaine réunion ?

« Nous nous attendons à ce que la BCE maintienne son approche dépendante des données économiques. Toutefois, Mme Lagarde devrait mettre à jour les perspectives de la Banque centrale en matière d’inflation, étant donné que leur dernière réunion en septembre n’avait pas pris en compte la chute des prix de l’énergie. »

Source : ETFWorld.fr


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