SPDR Strategy Espresso : Les entreprises industrielles américaines semblent bien positionnées pour bénéficier
prochainement des programmes d’investissement en infrastructure votés aux États–Unis.
Inscrivez-vous pour recevoir les Newsletters gratuites de ETFWorld.fr
SPDR / Strategy Espresso
Antoine Lesné, Responsable de la Recherche et de la Stratégie de SPDR
En outre, les impacts de la guerre en Ukraine sur l’activité industrielle domestique outre– Atlantique devraient rester limités, alors que d’autres pays devront faire face au défi des sanctions imposées à la Russie et rechercher des sources d’énergie alternatives. À plus long terme, les industriels européens seront certainement amenés à adresser une recrudescence de la demande pour les installations d’énergies renouvelables et des attentes en matière d’efficacité énergétique dans les bâtiments. L’augmentation des dépenses en matière de
défense ouvriront elles–aussi une source de demande à adresser.
Jouer la sélection sectorielle
Ces dernières semaines ont vu des sorties nettes sur les ETFs sectoriels domiciliés en Europe : les ETFs suivant les banques européennes en particulier ont subi des ventes massives, alors que les investisseurs se repositionnaient sur les ETFs spécialisés sur l’énergie1 . Cette tendance s’est ralentie ces derniers jours, les investisseurs semblant désormais explorer d’autres secteurs. La dispersion des performances sectorielles sur trois et six mois se situant dans le premier percentile, les stratégies sectorielles restent des outils d’allocation tactique efficaces.
Dans l’ensemble, les investisseurs semblent satisfaits de s’être positionnés sur le marché américain qui est non seulement vigoureux, mais est également relativement épargné par les impacts de la guerre en Ukraine. Nous identifions outre–Atlantique, une opportunité intéressante à saisir sur le secteur industriel. Fortement corrélé au S&P 500, ce secteur présente en effet un bêta supérieur à 1, et peut intéresser les investisseurs qui souhaitent cibler les valeurs cycliques et Value sur les actions américaines.
Pour quel profil de performance ?
Depuis le début de l’année 2022, le secteur industriel américain a surperformé le S&P 500, l’écart se creusant encore depuis l’invasion russe en Ukraine2 . Le secteur industriel US est diversifié. Il se compose de nombreux groupes industriels (voir graphique 1 : ventilation du secteur industriel américain) : pas de méga– capitalisation dominante puisqu’aucune action ne représente plus de +/– 10 % de la performance de l’indice depuis le début de l’année. Cette absence relative de risque idiosyncratique lié aux actions est remarquable : les investisseurs considèrent donc ce secteur comme un moyen efficace pour tirer parti des tendances et évolutions de la demande, comme indiqué ci–dessous.
Graphique 1 : Ventilation des entreprises industrielles américaines dans l’indice sectoriel US (%)

Si nous identifions des perspectives relativement attractives pour de nombreuses industries de ce secteur US, nous restons prudents quant aux perspectives de bénéfices. Les précédentes révisions à la hausse des bénéfices sur les entreprises industrielles outre–Atlantique ont marqué le pas (comme pour la plupart des secteurs). Les marges seront certainement sous pression en raison de la hausse des coûts de l’acier, de l’énergie et d’autres matières premières. Les fabricants de produits de construction ou de machines risquent potentiellement d’être les plus touchés. Les prix du carburant impacteront plus particulièrement les compagnies aériennes. Par ailleurs, les perturbations de la chaîne d’approvisionnement entraîneront une nouvelle hausse des prix. L’impact sur les bénéfices des entreprises dépendra de leur capacité à répercuter ces coûts.
Focus sur la demande
Malgré la crainte d’un ralentissement de la dynamique de l’activité économique, telle qu’elle a pu être observée dans le monde entier en janvier et février, en raison de l’impact des sanctions russes et de la perte de confiance, nous identifions plusieurs moteurs porteurs pour le secteur industriel, notamment :
• Nous anticipons une reprise des dépenses d’investissement dans tous les secteurs. À l’issue de la saison des résultats du 4e trimestre, les attentes des entreprises en matière de dépenses d’investissement sont élevées.
• Le projet de loi américain sur les infrastructures (plan Biden), d’un montant de 1 000 milliards de dollars, prévoit l’amélioration des routes, des ponts, des aéroports, des voies navigables et des infrastructures électriques dans tout le pays, ce qui nécessitera l’appel intensif aux services du secteur industriel.
• On s’attend à une augmentation des dépenses de défense en Europe (notamment l’Allemagne qui s’est engagée à y investir 2 % du PIB). Cela pourrait stimuler la demande d’hélicoptères, de capacités de transport aérien et de systèmes de missiles.
• Il pourrait y avoir une augmentation de la demande de projets d’infrastructures ou d’équipements de production d’électricité traditionnelle ou d’énergies renouvelables, les pays cherchant à assurer leur sécurité
énergétique à l’avenir.
• Les prix élevés des récoltes (entraînés à la hausse par les perturbations des récoltes de blé et du maïs en Ukraine et en Russie) pourraient prolonger le cycle et donc stimuler la demande de machines agricoles.
• La demande de machines d’exploitation minière pourrait augmenter, stimulée par la hausse du prix des métaux.
• Après des années de dépenses d’investissement limitées par des perspectives plus contraintes, les producteurs de pétrole vont probablement réaugmenter leur demande d’équipement de forage, ce qui profitera à toutes les entreprises de la chaîne et aux transports associés.
• Les volumes et les prix de l’expédition/logistique devraient rester élevés.
Les industriels américains pour le moment, l’Europe à plus long terme
Les sociétés industrielles américaines semblent devoir être les bénéficiaires directes des importantes dépenses d’infrastructure programmées aux États–Unis sur les prochaines années. Dans le même temps, l’activité industrielle intérieure américaine pourrait ne connaître qu’un ralentissement limité, alors que beaucoup d’autres pays devront gérer les effets des sanctions russes et rechercher des sources d’énergie alternatives. Pour toutes ces raisons, le secteur industriel américaine nous semble être l’opportunité la plus immédiate à saisir.
Toutefois, à plus long terme, nous identifions également des arguments à la faveur de l’investissement dans le secteur industriel européen. De nombreuses sociétés cotées de ce secteur pourraient bénéficier de la hausse de la demande d’installations liées aux énergies renouvelables, ou de la recherche de l’efficacité énergétique dans les bâtiments, en particulier les sociétés fournissant des équipements électriques. Pour les investisseurs qui souhaitent une approche plus diversifiée, le secteur industriel mondial élargit l’exposition au–delà des États–Unis (qui représentent 52 % de la capitalisation boursière mondiale) et de l’Europe (26 %) pour inclure le Japon (14 %). Celui–ci est le 2e pays le plus représenté dans l’indice : il offre une variété de sociétés d’ingénierie déjà connues du marché3 .
Comment s’exposer au secteur industriel ?
Les investisseurs qui cherchent à s’exposer au thème de l’industrie peuvent le faire avec les ETFs SPDR.
ETF SPDR S&P U.S. Industrials Select Sector UCITS
ETF SPDR MSCI Europe Industrials UCITS
ETF SPDR MSCI World Industrials UCITS
1 Source : Bloomberg Finance L.P., au 16 mars2022.
2 Source: Bloomberg Finance L.P., au 16 mars 2022.
3 Source : Bloomberg Finance L.P., en date du 16 mars 2022. Les pondérations sont arrêtées à la date
indiquée et sont susceptibles d’évoluer par la suite
Source: ETFWordl.fr
Newsletter




