Zone euro : l ’embellie des marchés est-elle durable ? De nombreux facteurs justifien l’embellie depuis janvier. Ne boudons pas notre plaisir, mais ne sous-estimons pas non plus les facteurs de risque : la Grèce n’est toujours pas solvable, ..
Cross Asset Investment strategie –Amundi Asset Management Mensuel – Avril 2012
Document à usage professionnel exclusif
Enregistrez-vous pour le Newsletter sur les ETF et ETC
Cliquez ici pour recevoir votre copie gratuitement
Espagne et Portugal sont des maillons faibles, Moody ’s va dégrader les banques, des élections se profilent, le prix du pétrole est à la hausse et la croissance économique reste fragile. La crise de la dette n’est pas derrière nous.
La vraie priorité de la Fed : le maintien de taux d’intérêt à long terme faibles.
Les propos contradictoires se multiplient sur la stratégie future de la Fed, mais sa priorité sera de maintenir des taux à long terme faibles pour consolider une reprise jugée toujours très fragile, notamment sur le front de l’emploi. Ce ne passe pas nécessairement par un « QE3 », mais éventuellement par des achats de titres stérilisés ou encore une prolongation de « l’opération Twist »
Matières premières : or, pétrole, biens alimentaires … que doit-on craindre ?
La hausse du prix du pétrole préoccupe. Difficile de déterminer ce qui provient d’une amélioration de l’activité et d’une dégradation des risques géopolitiques. Ce qui est sûr, c’est que l’impact sur l’inflation ou la croissance est différent selon l’origine de la hausse. Se pose également le problème des biens agricoles, dont l’impact sur l’inflation, notamment dans les pays émergents est plus important.
Quels risques et quelles dynamiques inflationnistes pour l’économie mondiale?
L’inflation devrait refluer aux Etats-Unis et en Europe. En zone euro, les indices d’inflation nationaux convergent car les chocs de prix ont été importés. Cela masque des situations domestiques hétérogènes, qui devraient conduire à davantage de divergences inflationnistes entre pays. Les effets de base négatifs arrivent à leur terme en Chine et dans une moindre mesure au Brésil.
Le renminbi à l’arrêt.
La force du RMB face au USD a très nettement ralenti ces derniers mois, le taux de change réel ayant désormais retrouvé ses niveaux d’avant la grande dévaluation de 1994. Avec les signes de ralentissement conjoncturel et la contribution désormais négative du commerce extérieur à la croissance, un nouvel ancrage du RMB au USD est possible.
Le marché du haut rendement européen : un fort potentiel de développement.
Le marché des obligations d’entreprises pèse 8 300 Mds $ soit 16% du marché obligataire mondial. Le marché du haut rendement ou « high yield » (1 430 Mds $) a profondément évolué au cours de la dernière décennie. Le marché européen affiche un potentiel de croissance intéressant.
Banques russes, une meilleure capacité d’absorption des chocs.
Depuis 2008, les banques russes ont redressé leurs marges, réduit leur dette externe et abaissé leur levier grâce à un fort afflux de dépôts. Elles ont résisté aux tensions de l’automne 2011, grâce à des injections de liquidité (banque centrale et Ministère des Finances). En dépit des privatisations, l’implication des pouvoirs publics restera forte.
Assureurs européens : une bonne résistance malgré un contexte difficile.
Malgré la faiblesse des taux d’intérêt, la crise de la dette, la volatilité, les dépréciations d’actifs et les pertes élevées liées aux catastrophes naturelles, les résultats d’exploitation restent robustes.
L’assurance non-vie et la réassurance devraient bénéficier d’une dynamique favorable en termes de tarifs. Quant aux assureurs-vie, ils restent vulnérables à l’évolution des taux long et à d’autres variables (spreads des pays périphériques, volatilité, orientation des actions).
La situation critique du secteur automobile européen exige des mesures d’urgence.
L’arrivée d’une nouvelle génération de Directeurs généraux au profil plus « financier » et décidée va prendre les choses en main. Il est en bonne voie, mais le processus sera long.
Chine : une transformation radicale du secteur automobile pas toujours bien comprise.
La Chine constitue un nouveau marché, et une source de profits durables pour les constructeurs. L’entrée en jeu de la Chine a défini un nouveau cadre de normalité sur le marché premium avec un niveau de 6 millions d’unités.
Marchés d’actions: vers une phase de transition.
Le marché américain a cassé ses plus hauts 2011, et ceux de 2007 sont accessibles. Toutefois, la hausse des actions partout dans le monde est due à une remontée des PER alors que les profits étaient révisés en baisse. Pour poursuivre la hausse, il va de plus en plus falloir compter sur les profits des sociétés. Cette transition s’accompagne souvent de turbulences.
Marchés d’actions : les révisions bénéficiaires vont désormais jouer un rôle clé.
Le marché rebondit en général cinq mois avant que les prévisions des analystes ne se retournent à la hausse. Pour que le rallye se poursuive, l’aval des analystes demeure indispensable. Le rebond ayant véritablement démarré fin novembre, la période de grâce est largement entamée. La prochaine saison de résultats devra dès lors sinon faire rêver, du moins entretenir l’espoir.
Actions émergentes : encore un peu de patience.
Depuis janvier, les actifs risqués émergents enregistrent un retard de performance par rapport aux actifs développés malgré un rebond marqué de l’appétit pour le risque. A moyen terme, ce rattrapage devrait être réalisé par les actions. A court terme, des vents contraires menacent.
Achevé de rédiger le mercredi 4 avril 2012
Disclaimer
Directeur de la publication : Pascal Blanqué
Rédacteur en chef : Philippe Ithurbide
Cette publication ne peut être reproduite, en totalité ou en partie, ou communiquée à des tiers sans notre autorisation. Édité par Amundi – Société anonyme au capital de 578 002 350 euros – Siège social : 90, boulevard Pasteur, 75015 Paris – Société de gestion de portefeuille agréée par l’AMF n°GP 04000036 – 437 574 452 RCS Paris.
Les informations figurant dans cette publication ne visent pas à être distribuées ni utilisées par toute personne ou entité dans un pays ou une juridiction où cette distribution ou utilisation serait contraire aux dispositions légales ou réglementaires, ou qui imposerait à Amundi ou ses sociétés affiliées de se conformer aux obligations d’enregistrement de ces pays.
La totalité des produits ou services peut ne pas être enregistrée ou autorisée dans tous les pays ou disponible pour tous les clients. Les données et informations figurant dans cette publication sont fournies à titre d’information uniquement. Aucune information contenue dans cette publication ne constitue une offre ou une sollicitation par un membre quelconque du groupe Amundi de fournir un conseil ou un service d’investissement ou pour acheter ou vendre des instruments financiers. Les informations contenues dans cette publication sont basées sur des sources que nous considérons fiables, mais nous ne garantissons pas qu’elles soient exactes, complètes, valides ou à propos et ne doivent pas être considérées comme telles à quelque fin que ce soit.
Newsletter




