La crise souveraine a rendu l’accès au financement plus difficile. Au troisième trimestre, les banques ont durci les conditions d’octroi de prêts aux entreprises mais aussi pour les crédits immobiliers. Cette tendance va s’amplifier au quatrième trimestre. Contrairement….
Cross Asset Investment strategie –Amundi Asset Management Mensuel – 5 Novembre 2011
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aux PME, les grandes entreprises peuvent substituer des financements de marché au crédit bancaire. Dans tous les cas, une raréfaction du crédit pourrait augmenter sérieusement le taux de défaut des entreprises. Il reste toutefois pour l’instant sur des niveaux relativement faibles. Et, nous sommes encore très loin de la situation connue en 2008-2009 lors de la crise de Lehmann Brothers.
Un durcissement des critères d’accès au crédit
La BCE mène chaque trimestre une étude sur le crédit bancaire auprès de 124 banques. Dans sa dernière étude, elle révèle que les banques anticipent une nouvelle détérioration des conditions de financement au quatrième trimestre après en avoir déjà subi une au troisième. Les banques interrogées s’attendent également à une baisse de la demande aussi bien de la part des entreprises que des ménages pour le financement immobilier.
Prêt aux entreprises. Le resserrement net des conditions de crédit s’est amplifié au T3 avec une proportion de banques qui disent vouloir resserrer leurs conditions supérieure de 16% à celle des banques qui disent vouloir les assouplir (2% au T2). La prévision pour le T4 est de 22%. De plus, les banques commencent à réviser à la hausse leur marge moyenne sur les crédits. Du coté de la demande, les banques s’attendent à une baisse significative au T4 (-18% au T4).
Crédit hypothécaire. Les banques ont durci également leurs conditions pour les prêts hypothécaires (18% au T3 versus 9% au T2). Ce resserrement est motivé par la détérioration du marché immobilier et plus généralement des perspectives économiques.
Au T3, Les banques qui enregistrent une baisse de la demande étaient un quart plus nombreuse que celles dans le cas contraire. La BCE s’attend à une poursuite de cette baisse au T4.
Le marché primaire du crédit obligataire reste relativement dynamique
Malgré le contexte économique, les entreprises continuent de lever des fonds sur le marché obligataire en offrant des primes significatives par rapport au marché secondaire. Certains émetteurs choisissent de profiter maintenant des conditions du marché obligataire.
Des échéances de dette importantes en 2013 et 2014
Certaines entreprises ont repoussé les échéances de remboursement grâce à des refinancements en 2010. Les autres pourraient faire face à des perspectives plus difficiles l’année prochaine. Le marché obligataire est une source de financement de plus en plus importante pour les grandes entreprises. Il permet aux entreprises d’être moins dépendantes du financement purement bancaire. D’après Fitch, la part du financement obligataire sur le financement total est passée de 60% à presque 70% en 5 ans.
Des niveaux de trésorerie élevés mais des marges d’action désormais réduites
Les bilans des entreprises non-financières sont sains. Ils sont le résultat d’un faible niveau d’investissement et d’une forte réduction des coûts depuis 3 ans. Des réductions supplémentaires (coûts, investissement) porteraient préjudice à l’outil productif des entreprises et à son développement futur. En parallèle, la bonne tenue de l’investissement est aujourd’hui très dépendante des conditions de financement jusqu’à présent très favorables.
Le taux de défaut des entreprises demeure faible… pour l’instant
Le taux défaut est très corrélé à l’accès au crédit. Et les ingrédients sont là pour réduire cet accès au crédit et augmenter son coût. La capacité des banques à financer les entreprises va être sérieusement entravée par les difficultés de financement des banques de la zone euro. De plus, un besoin d’augmenter les fonds propres ou de réduire la taille des bilans sur le secteur bancaire dans son ensemble heurterait également le financement de l’économie. La bonne nouvelle, c’est que les gouvernements sont conscients du risque de tarissement du crédit et la volonté est clairement affichée d’éviter que les banques n’atteignent leur ratio de solvabilité en comprimant le volume de prêts accordés. Reste à savoir si cela sera efficace.
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Directeur de la publication : Pascal Blanqué
Rédacteur en chef : Philippe Ithurbide
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