Oliver Gasnier

Les indicateurs de croissance confirment la reprise

La reprise se confirme, mème si elle apparait tres déséquìlibrée en faveur des pays émergents. Les difficultés probables que rencontreront les banques centrales pour normaliser leur politique maintiennent pourtant les taux obligataires prés de leurs points bas….

Les indicateurs de croissance confirment la reprise. Les exportations mondiales ont rebondi d’environ 15% depuis le point bas touché au premier trimestre.

La production d’acier s’envole et le prix des matières premières continue de se redresser : +84% pour le pétrole brut depuis le début de l’année, +127% pour le cuivre, +100% pour l’acier, +33% pour l’aluminium….Ces signes de reprise sont nettement plus convaincants dans les pays emergents, en particulier en Asie, que dans les pays les plus développés.

Le moteur chinois tourne a plein regime, les ventes de voitures y ayant progressé de 75% au cours des douze derniers mois. Toute la ragion est entraTnée dans son sillage et les producteurs de matières premières se frottent les mains. Il est ainsi logique que ce soit la Banque d’Australie qui alt donne le signal de départ du resserrement des politiques monétaires.

En comparaison, le rebond de l’activité aux États-Unis et encore plus en Europe fait pale figure. La croissanco du troisième trimestre a finalement été plus faible que prévue outre-Atlantique, a 2,8% en rythme annuel. Depuis, l’arrét des aides a l’achat d’automobile s’est traduit par d’amples fluctuations de la consommation des ménages. Le réel test sur sa solidité viendra des ventes de Noèl. En Europe, la croissance francaise a dègù (+0,3% au troisième trimestre), plombant la croissance euro-péenne (+0,4%), malgré une bonne performance de l’Allemagne.

Mais ces écarts devraient se corriger au dernier trimestre, la perspective de la diminution des primes a la casse ainsi que la baisse des taux d’intéret ayant relancé la consommation des ménages depuis deux mois en France. Les États-Unis et l’Europe demeurent dans une phase de reprise largement mécanique, soutenue par l’arrét du dèstockage et les mesures de politique économique adoptées a partir de la fin de l’année dernière. La question du caractère soutenable de cette reprise n’a malheureusement pas disparii, d’autant que se profile maintonant nottcmont la nécessité de norrnaliser la politique économique.

De ce point de vue. les premiers infléchissements de la rhétorique de la BCE et de la Fed ont plutòt contorte les marchés dans l’idèe que le resserrement monétaire s’effectuerait extrèmement graduellement. Certes la Fed reconnaTt le risque de formation de bulles sur le prix des actifs et de dérapage des anticipations inflationnistes si la politique monctairo durnouro trop accomrnodanto mais finii toujours par en revenir a la méme conclusion : aucun risque ne sera pris tant que la croissance semblera fragile et en particulier tant que le marche de l’emploi ne se redressera pas.

En Europe, la seule èvocation d’un retour a un financement de marche pour les banques, non sécunsé par la BCE. a mis le leu aux poudres dans les pays les plus vulnórables : la Grece a vu son taux d’État a 10 ans s’envoler de 45 points de base par rapport au Bund allemand et la bourse a abandonnè 14% au cours des deux dernières semaines. Conclusion : les banques centrales vont devoir étre très prudentes et donc les taux longs demeurent très bas. Les marchés actions apprécieront, ‘jusqu’au jour où la menace inflationniste deviendra crédible.

Source : Société Générale – Olivier Gasnier Senior Economiste Société Générale



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