Les engagements du G20 ont été bien accueillis par les marchés:
Un accort portant sur 1 100 Mds USD: Le sommet du G-20 a débouché sur des mesures financières importantes : (1) les ressources du FMI, actuellement de 250 Mds USD, sont augmentées à 750 Mds USD, (2) le FMI est a…
autorisé à émettre pour 250 Mds USD de Droits de Tirages Spéciaux (équivalent à un panier de devises) et à les allouer aux pays membres du FMI, (3) les Etats se sont engagés à fournir au moins 100 Mds USD de prêts aux banques multilatérales de développement et enfin (4) 250 Mds USD devraient soutenir le financement du commerce mondial via les agences d’assurance de crédit à l’export. Ces aides colossales seront un facteur de soutien important pour les économies émergentes.
Vers une réforme du système financier mondial : Un renforcement de la régulation financière fait partie de grands chantiers discutés lors du G-20. Parmi les sujets importants, on retiendra un renforcement du forum de stabilité financière pour une meilleure identification des risques financiers et macroéconomiques, une augmentation de la régulation concernant les Hedge Fund ainsi qu’un contrôle des règles de rémunérations dans les banques.
Amélioration du sentiment sur les marchés : Passée l’euphorie provoquée par le G-20 jeudi 2 avril (la CAC 40 montait de 5,4%, les marchés américains de près de 3%), les actions se sont repliées pour finir la semaine à leur niveau initial. En revanche, les taux obligataires ont progressé sur la semaine et l’or a poursuivi sa baisse entamée mi-mars.
Etats-Unis: l’emploi continue de s’effondrer
Le taux de chômage au plus haut depuis 25 ans : L’économie américaine a détruit plus de 660 000 emplois en mars, après une perte supérieure à 700 000 le mois précédent. Au total, sur un an, le nombre d’emplois aux Etats-Unis a baissé de plus de 5 millions et le taux de chômage est passé de 5,1% à 8,5%, son plus haut niveau depuis 1983. En outre, après avoir bien résisté jusque là, la croissance des salaires ralentit de façon marquée (+2,8% 3m/3m annualisé contre +4,11% en décembre 2008).
Rebond des commandes à l’industrie : Après 6 mois de baisse, les commandes à l’industrie ont rebondi plus fortement qu’attendu en février (+1,8% après une baisse de 3,5%). Par ailleurs, l’ISM des services se replie légèrement en février mais, à 40,8, il reste supérieur à son point bas de novembre (37,5).
Zone euro : la BCE reste modérée
La BCE baisse son taux directeur de 0,25% : Alors que les marchés attendaient un geste plus fort, la BCE s’est contentée de ramener son taux de refinancement à 1,25% et son taux de rémunération des dépôts à 0,75%. Dans les commentaires de Mr. Trichet, il apparaît que la baisse du taux de dépôt est arrivée à son terme, contrairement au taux de refinancement que les marchés anticipent à 1% à un horizon de 3 mois.
Les enquêtes d’activité se stabilisent sur de très faibles niveaux : Les enquêtes PMI sur le secteur des services ont rebondi très légèrement en France (de 42,9 à 43,6) et en Allemagne (de 41,7 à 42,3). Pour l’ensemble de la zone euro le PMI composite se situe désormais à 38,3 point, soit très proche de son point bas de février (37,6). En France, l’indicateur de climat des affaires de la Banque de France confirme son rebond entamé trois mois plus tôt et revient au dessus de son niveau de novembre.
Des statistiques économiques toujours très dégradées : La chute des commandes à l’industrie accélère en Allemagne avec une nouvelle baisse en février (-3,5%) soit une chute de 38,2% sur un an. De plus, après un très léger rebond en janvier, les ventes au détail chutent en février de 0,6% ce qui revient à une baisse annuelle de 4% (après -1,7% le mois précédent). Par ailleurs, le PIB de la zone euro du T4.08 a été légèrement revu en baisse à -1,6% t/t (contre -1,5% précédemment estimé) en raison d’une baisse plus marquée que prévue de l’investissement (-4,0% t/t). Le commerce extérieur reste le principal contributeur de la croissance négative puisqu’on lui doit -1,0 pp de baisse sur les -1,6%. De plus, selon les statistiques de février, la situation ne devrait pas s’améliorer puisque les exportations continuent de baisser en Allemagne (-0,7% après -7,4%) et en France (-1,5% après -4,9%).
Royaume-Uni: des signes de stabilisation dans l’immobilier:
Première hausse mensuelle des prix immobiliers depuis octobre 2007 : Le prix moyen de la construction au Royaume-Uni a bondi de 0,9% en mars (après -1,9% en février). Ils restent néanmoins inférieurs de 15,7% à leur niveau d’un an plus tôt. Il s’agit probablement des premiers effets de la baisse du taux des crédits hypothécaires entraînée par la politique monétaire agressive de la BoE. En revanche, en dépit d’un léger rebond, l’indice PMI dans le secteur de la construction reste très bas (à 30,9) et une autre mesure des prix immobiliers (Halifax) affiche une baisse en mars (-1,9%). Compte tenu de la situation économique très dégradée, de nouveaux signes seront nécessaires pour parler de stabilisation du marché immobilier britannique.
L’indice PMI des services confirme son rebond : Pour le troisième mois consécutif, le PMI des services progresse franchement à 45,5 après 43,2 en février et un point bas à 40,2 en décembre.
Mais la production industrielle touche un point bas historique : Pour le douzième mois consécutif, la production industrielle baisse au Royaume-Uni. En variation annuelle, la chute de 12,5% est la plus forte depuis que les données existent, ce qui remontent à 1960.
Source: SGAM ETF Newsletter
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